Château de Kyburg - siège de la famille Weyler en qualité de baillis, de juges de district, de présidents de juridictions corporatives, ainsi que de lieutenants seigneuriaux au nom du Canton et de la République indépendante de Zurich.




Château de Kyburg - L’Armurerie



Château de Kyburg - vue depuis le sud-ouest - siège de la famille Weyler en qualité de baillis, de juges de district, de présidents de juridictions corporatives, ainsi que de lieutenants seigneuriaux au nom du Canton et de la République indépendante de Zurich.



La plus ancienne vue gravée sur cuivre de Kyburg - la famille Weyler fut à l’origine vassale du duc de Zähringen, des comtes de Kyburg, puis des comtes de Habsbourg, ainsi que de l’abbaye de Saint-Gall.



L’Ancienne Commanderie, demeurée dans le patrimoine de la famille de 1586 à 2019, sauf brèves interruptions.



Weilerburg / Altenburg - 1150


Weylerburg / Altenburg après la guerre de Trente Ans (1618-1648)




Weylerburg / Altenburg - 1740


Weylerburg / Altenburg - 1760


Châteaux des seigneurs de Weyler - Schreckenmanklitz




Châteaux des seigneurs de Weyler - Mörsburg




Châteaux des seigneurs de Weyler - Mörsburg




Châteaux des seigneurs de Weyler - Mörsburg




Châteaux des seigneurs de Weyler - Mörsburg




Hegi - siège des juges de district et des lieutenants seigneuriaux Weyler, ainsi que de leurs familles




Châteaux des seigneurs de Weyler - Hegi




Châteaux des seigneurs de Weyler - Hegi




Châteaux des seigneurs de Weyler - Hegi




Châteaux des seigneurs de Weyler - Hegi




Châteaux des seigneurs de Weyler - Hegi




Châteaux des seigneurs de Weyler - Hegi




L’Armorial de Siebmacher - 1605




Le palais Weyler à Breslau/Wrocław, détruit au-delà de toute réparation durant la Seconde Guerre mondiale, puis démoli après la guerre.






Le palais Weyler à Breslau/Wrocław, détruit au-delà de toute réparation durant la Seconde Guerre mondiale, puis démoli après la guerre.




Histoire de la famille Weyler Weylerbourg Altenbourg


Une esquisse de l’histoire de la famille des comtes Weyler Weylerbourg Altenberg Altenbourg de Navas y Villanueva, jadis reconnue et admise aux tournois, fait remonter ses origines à la haute noblesse, sous la fière devise familiale : « Surgere Tento - Je m’efforce de m’élever. »


La Maison de Weyler désigne une antique lignée nobiliaire issue de la région souabe d’Allemagne. Son siège ancestral était le Burg Altenburg, aujourd’hui rattaché à la ville de Weiler-Simmerberg, dans l’arrondissement de Lindau, en Bavière. La famille, connue sous le nom de Herren von Weiler - les « seigneurs de Weiler » -, est attestée dès le VIIIe siècle, avec des mentions marquantes s’étendant de 760 à 1918. Son influence première procéda de ses liens avec la principauté abbatiale de Saint-Gall, auprès de laquelle ses membres exercèrent d’abord les fonctions de ministériaux, de baillis, de lieutenants seigneuriaux et de seigneurs. La famille Weyler joua un rôle de premier plan dans le gouvernement de la région, agissant comme représentante locale de puissantes maisons telles que les ducs de Zaehringen, puis les princes d’Oettingen, les comtes de Kyburg et, à leur suite, les comtes de Habsbourg. En leur nom, les Weyler dominèrent la vie politique régionale, administrèrent des terres, levèrent d’importants péages routiers et firent édifier de nombreuses fortifications à travers le territoire.


Au fil des siècles, plusieurs membres de la famille se distinguèrent dans des charges militaires et administratives, contribuant au développement et au gouvernement du Wurtemberg ainsi que du Saint-Empire romain germanique dans son ensemble. Des figures majeures, telles que Ekkehard von Weyler zu Altenburg, Ulrich von Weyler et Johann Georg von Weyler, jouèrent un rôle décisif dans la consolidation du patrimoine familial et dans l’unification des différentes branches de la maison à la fin du XVIIIe siècle. Leur implication dans les affaires politiques régionales leur valut, dès 1386, une position estimée à Zurich, où ils furent officiellement reconnus comme appartenant à la noblesse admise aux tournois, marquant ainsi leur accession à l’élite aristocratique de leur temps.


Le Burg Altenburg, château ancestral de la famille, à l’origine forteresse de rebord, fit l’objet d’une modernisation significative à la fin du XVIe siècle. Toutefois, en 1552, il fut vendu à l’archiduc Ferdinand II, comte du Tyrol. Les Herren von Weyler zu Altenburg se déplacèrent alors plus au nord, à proximité de leurs entreprises en expansion en Suisse, en Lettonie, dans le Brandebourg et, plus tard, en Prusse. Au milieu des bouleversements religieux de l’époque, les descendants des Herren von Weyler finirent par revenir au service de leurs seigneurs d’origine après un intervalle de près de deux siècles.


Leur établissement dans le Brandebourg fut favorisé par la vision du Grand Électeur, Friedrich Wilhelm III, dont l’ouverture aux talents venus de toute l’Europe attira les seigneurs de Weiler. Les compétences de la famille et son sens aigu de la stratégie contribuèrent à la transformation du Brandebourg en royaume de Prusse. Ernst von Weyler, figure éminente de cette période, s’éleva au rang de major-général dans le Brandebourg et joua un rôle décisif dans les campagnes militaires du XVIIe siècle, en particulier contre les Suédois. Il commanda notamment l’artillerie lors de la bataille décisive de Fehrbellin en 1675. La famille, qui possédait d’importants domaines, parmi lesquels un palais à Berlin, finit par céder ces propriétés à la maison de Brandenburg-Schwedt, scellant ainsi son héritage dans l’histoire aristocratique et militaire de la région.

Armoiries des Junkers von Weyler zu Altenburg


Armoiries des Junkers von Weyler zu Altenburg, reconnus comme nobles admis aux tournois et bourgeois de Zurich depuis 1386, et également, depuis 1661, bourgeois de Rickenbach. La famille Weiler - également désignée sous les noms de von Weiler zu Altenburg, Weyler ou Weiller - était apparentée aux Junkers et chevaliers von Schellenberg zu Hüfingen, dont les armoiries et les couleurs furent par la suite intégrées aux compositions héraldiques de la famille Weyler. Elle entretenait également des liens avec les Fürstenberg, les Sulz, les Werdenberg, les Stauffenberg ainsi qu’avec d’autres maisons nobles.


La famille Weiler appartenait à l’ancienne noblesse libre et possédait à l’origine sa propre juridiction. Toutefois, à mesure que l’État patricien aristocratique de Zurich étendait son emprise sur les communautés rurales, ses membres assumèrent des fonctions de juges, de gouverneurs et de baillis. La famille Weiler fut parmi les premières à embrasser la foi nouvelle et quitta ensuite - ou fut peut-être contrainte de quitter - le service des Habsbourg, qu’elle avait servi avec fidélité et vigueur durant plus de quatre siècles. Elle se fixa alors en Brandebourg-Prusse, où elle put exercer librement des charges d’administration, de justice et de commandement militaire. Lorsque les circonstances redevinrent plus favorables, la famille Weiler retourna au service des Habsbourg, servant loyalement la Maison jusqu’à la fin provisoire de la monarchie en 1918.


Les armoiries ici représentées trouvent leur origine dans le Rolle d’armes nobiliaire de Zurich de 1150 et furent reproduites en 1335-1345 par un chroniqueur demeuré inconnu, sous la forme d’un armorial consigné sur un long rouleau de parchemin. Les armoiries des Weiler figurent également dans d’autres armoriaux de renom, notamment le Scheibler, puis plus tard dans les recueils de Siebmacher I et II.



L’Armorial de Zurich est tenu pour la plus importante, et vraisemblablement la plus ancienne, collection conservée d’armoiries de la noblesse du haut et du bas Moyen Âge. Les armoiries qui y figurent proviennent principalement de la Suisse germanophone, de la région du lac de Constance, de l’Alsace et du Bade. Des quatre bandes originales de parchemin, chacune d’une hauteur de 12,5 centimètres et représentant ensemble une longueur d’environ quatre mètres, trois subsistent encore, comprenant 559 armoiries et 28 bannières d’évêchés. Les 108 armoiries originales figurant sur la bande aujourd’hui disparue ont néanmoins été préservées sous forme de copies.

Le plus ancien ancêtre attesté est Hugh de Velere - également désigné sous le nom de de Huielore -, d’ascendance scoto-irlandaise issue du Clan Strattion - ou Stratton. Aux environs de l’an 591, Hugh parvint dans l’actuelle France au sein de la suite accompagnant le futur saint Colomban de Luxeuil. Après de longs et pénibles périples en qualité de compagnon d’armes de Colomban et de ses condisciples missionnaires - Gallus, Domoal, Cominius, Eunocus et Equonanus -, Hugh finit par s’établir auprès de Gallus, près du lac de Constance, vers l’an 612.


La participation de Hugh à la fondation du premier monastère de Saint-Gall est étayée de manière crédible par une lettre conservée, et ses descendants furent présents lors de la fondation officielle du monastère en 719. Ils continuèrent de jouer un rôle de premier plan dans les événements majeurs de cette époque, notamment dans l’établissement de la ville de Weyler en Souabe, aujourd’hui intégrée à la Bavière moderne, ainsi que dans l’édification des châteaux de Weyler, Altenburg, Altenberg, Simmerberg et Schreckenmanklitz.


La famille entretint des liens étroits avec d’éminentes dynasties telles que les ducs de Zähringen, les comtes, puis princes d’Oettingen, ainsi que les comtes de Kyburg. Son alliance ultérieure avec les Habsbourg - appelés plus tard à devenir archiducs, rois et empereurs d’Autriche - souligne l’importance considérable de son influence. Ces attaches sont corroborées par un ensemble de lettres et de documents couvrant la période allant de 1250 à 1700, lesquels attestent de la présence durable des Weyler tant à la cour de la principauté abbatiale et impériale de Saint-Gall que dans l’ensemble de l’Empire d’Autriche.


L’un des ancêtres notables de la lignée Weyler prit part à la Première Croisade, où son intervention lors de la prise d’Ascalon et de Jérusalem fut consignée. Dès 1250, George de Weyler, chevalier, se porta garant de Kunigunde de Habsbourg, lui permettant de circuler librement à travers les territoires de l’Empire germanique. Les générations suivantes de Weyler continuèrent d’occuper des fonctions de premier rang dans les cours et sur les champs de bataille d’Europe, qu’il s’agît d’exercer la présidence judiciaire lors du procès du baron Rodolphe von Warth, à la suite de l’assassinat de l’empereur Albert Ier en 1308, ou de conduire des troupes habsbourgeoises lors de batailles telles que Morgarten, Sempach et Näfels au XIVe siècle.



Au XVIe siècle, John de Weyler devint le premier envoyé impérial auprès de la cour moscovite et, en 1537, l’empereur Ferdinand Ier confirma le statut nobiliaire de la famille par des lettres autorisant le port de ses armoiries. En 1557, confrontés à l’accroissement de leurs charges et responsabilités, les Weyler cédèrent leur château ancestral, Weylerbourg, à l’archiduc Ferdinand II du Tyrol. Cet acte marqua le commencement de l’ère paneuropéenne de la famille, désormais investie de nombreuses missions au service de l’Autriche habsbourgeoise et appelée à acquérir de vastes domaines à travers l’Europe, de la France et de la Suisse jusqu’à la Prusse et aux principautés baltes.


À la fin du XVIIe siècle, l’importance des Weyler s’accrut encore, avec Nicolas de Weyler, qui exerça les fonctions de membre éminent de la guilde et de conseiller de la ville de Reval - aujourd’hui Tallinn -, tandis que son fils Berend s’éleva à la dignité de conseiller de chambre du Kurbrandenburg. Le fils de ce dernier, Ernest de Weyler, devint major-général de l’artillerie prussienne et mérita le titre de « père de l’artillerie prussienne » pour son commandement lors de la bataille de Fehrbellin. Le souvenir de ses mérites fut pérennisé par l’un des canons qu’il commanda, aujourd’hui conservé au Musée national suisse de Zurich.


Le 8 mai 1680, la famille Weyler fut confirmée pour la onzième fois dans sa qualité de chevaliers de l’Empire et, le 4 juin 1690, elle fut élevée à la noblesse impériale par l’empereur Léopold. Le titre baronnial prussien fut ensuite confirmé par le roi Frédéric III de Prusse, consolidant ainsi la position de la famille parmi les plus hauts rangs de la noblesse européenne.


La lignée se poursuivit à travers de brillantes carrières militaires, telle celle de Christian Ernest Berend de Weyler, élevé au rang de comte et devenu lieutenant feld-maréchal de l’armée autrichienne, commandant de la forteresse de Breslau et des troupes autrichiennes en Silésie. Des descendants ultérieurs portèrent également l’influence familiale au-delà de l’Autriche, à l’exemple de John Otto Jacob de Weyler, mêlé à la conquête napoléonienne de l’Espagne et père de Ferdinand - ou Fernando -, médecin militaire espagnol.


Le cousin français Antoine Louis Eugène, baron de Weyler de Navas, se distingua durant les guerres napoléoniennes en qualité de lieutenant de cavalerie, avant de s’allier par mariage à la noblesse espagnole. Sa fidélité à la France lui valut les plus hautes distinctions, notamment sa charge d’officier commandant de la Garde du Corps royale auprès des rois Louis XVIII et Charles X.


La branche austro-hongroise prospéra également, avec John Anton Roderick Evrard Christian de Weyler, qui s’éleva au rang de lieutenant feld-maréchal durant l’insurrection hongroise de 1848.


L’illustre héritage de la famille Weyler se prolongea jusqu’à l’époque moderne avec Valeriano de Weyler y Nicolau, marquis de Tenerife et duc de Rubí, qui laissa en Espagne une empreinte durable comme chef militaire, administrateur colonial et capitaine général.

Un autre membre de la famille, Antoine-Louis Eugène Weyler, naquit à Paris le 19 mars 1787 et se rendit pour la première fois en Espagne en qualité de lieutenant de cavalerie.


C’est là, à Mallén, en 1809, qu’il rencontra María de los Ángeles de Navas, affectueusement appelée « Mariquita » Navas, fille de l’une des familles les plus en vue de la localité, alors qu’il exerçait les fonctions de commandant par intérim de la 4e compagnie du 11e bataillon du Train des équipages affecté au Troisième Corps de l’Armée impériale. Malgré l’opposition de son père, ils s’unirent par le mariage dans cette même ville le 25 mars 1810. Au cours des derniers mois de la guerre, elle regagna la France aux côtés de son époux.



De retour en France, il entreprit une carrière éminente qui se prolongea bien au-delà du Premier Empire. Il servit d’abord au sein de la Garde du Roi sous Louis XVIII, puis exerça les fonctions de sous-intendant de la Maison militaire de Charles X, charge au cours de laquelle il traversa la période troublée de l’abdication du souverain et du changement de régime qui s’ensuivit. Weyler était tenu en haute estime pour sa probité et pour son indéfectible fidélité au monarque. Il accompagna celui-ci jusqu’à Cherbourg, sur la route de l’exil, où le roi lui confia la mission solennelle de procéder à la dissolution des troupes demeurées loyales.


En 1814, Weyler sollicita l’autorisation d’adjoindre à son patronyme le nom de « Navas », démarche tout à fait remarquable, à la suite de quoi lui fut accordé le titre de « baron de Weyler de Navas ».

Dans une histoire plus récente, John Henry Rodrick Evrard Christian de Weyler, magistrat, colonel et financier, accrut encore la fortune et l’influence de la famille, en constituant à travers l’Europe un véritable empire de moulins, de domaines, de banques et d’intérêts ferroviaires. Son plus jeune fils, Ernest John Henri Roderick de Weyler, mena une carrière distinguée en Russie avant les bouleversements de 1917, puis entra au service des chemins de fer nationaux suisses.


Cet héritage se prolongea avec Alexander Ernest John Henry Roderick Evrard de Weyler Weylerbourg Altenberg Altenbourg, né à Saint-Pétersbourg en 1905. Il devint un banquier et financier suisse de premier plan, jouant un rôle essentiel dans de complexes négociations financières internationales et faisant figure de précurseur dans l’établissement de relations entre les marchés boursiers suisses et le monde francophone.

La photographie figurant à droite représente l’immeuble de la Banque Wolfensberger & Widmer, fondée à Zurich en 1900, où le comte Ernest Johann Heinrich Ulrich Eberhard Christian Wilhelm Friedrich Weyler zu Altenburg de Navas, grand-père paternel de l’actuel CEO, fut associé, et où son père, Alexander Ernest Johann Heinrich Ulrich Christian Bernhard Wilhelm Friedrich Weyler zu Altenburg de Navas, établit le département de la bourse.


Aujourd’hui, cet édifice abrite le siège de la Banque nationale suisse à Zurich.

Ici, à droite, figure une vue historique, datée de 1900, de l’immeuble de la Banque Hofmann AG à Zurich, situé à l’angle du Bleicherweg et du Talstrasse 27. Cet établissement distingué abrita autrefois les bureaux du comte Alexander Ernest “Neness” John Henry Roderick Weyler Weylerbourg zu Altenbourg de Navas, père de l’actuel CEO du Weylerbourg International Group. Associé principal de 1948 à 1973, le comte Weylerbourg demeure encore aujourd’hui révéré comme l’incarnation même de « Monsieur Bourse de Zurich ».


Son héritage durable tient au rôle pionnier qu’il joua dans l’établissement de liens essentiels entre la Bourse de Zurich et les grandes places boursières francophones de Suisse et d’ailleurs, notamment Lausanne, Genève, Paris, Lyon, Bruxelles, Liège, Gand et Anvers, ainsi que Stockholm, Prague, Vienne et Varsovie.



Au fil des siècles, la famille a exercé une influence notable dans l’histoire européenne, tant dans les domaines militaire, financier et politique, tout en préservant son héritage nobiliaire et en perpétuant, au fil des générations, sa tradition d’excellence.



La bataille de Fehrbellin


La bataille de Fehrbellin, livrée le 28 juin 1675 selon le calendrier grégorien, ou le 18 juin 1675 selon le calendrier julien, constitue un épisode majeur de l’histoire militaire du Brandebourg-Prusse. Lors de cet affrontement décisif, les forces brandebourgeoises, conduites par l’habile électeur Frédéric-Guillaume, que la postérité devait célébrer sous le nom de « Grand Électeur », engagèrent puis défirent avec éclat une armée suédoise en campagne aux abords de la ville de Fehrbellin, dans l’actuel Brandebourg, en Allemagne.


Bien que relativement modeste par son ampleur, cette bataille revêtit une portée symbolique et stratégique considérable. Elle marqua la première victoire d’envergure du Brandebourg-Prusse sur une grande puissance européenne et contribua, de manière décisive, à dissiper le mythe de l’invincibilité suédoise, solidement établi depuis l’époque de Gustave-Adolphe. La manœuvre audacieuse et fulgurante de Frédéric-Guillaume - faisant parcourir à ses troupes plus de 250 kilomètres en quelques jours seulement - témoigna, pour son temps, d’une agilité opérationnelle tout à fait exceptionnelle.


Le contingent suédois, qui faisait partie d’une force d’occupation durant la guerre suédo-brandebourgeoise - elle-même théâtre secondaire du conflit plus vaste de la guerre de Hollande -, fut surpris sans préparation suffisante et contraint à une retraite humiliante. Cette victoire rehaussa considérablement le prestige de l’électorat de Brandebourg et posa les fondements de l’ascension future de la Prusse comme puissance militaire de premier ordre.



La bataille de Fehrbellin


La bataille de Fehrbellin, livrée le 28 juin 1675 selon le calendrier grégorien, ou le 18 juin 1675 selon le calendrier julien, constitue un épisode majeur de l’histoire militaire du Brandebourg-Prusse. Lors de cet affrontement décisif, les forces brandebourgeoises, conduites par l’habile électeur Frédéric-Guillaume, que la postérité devait célébrer sous le nom de « Grand Électeur », engagèrent puis défirent avec éclat une armée suédoise en campagne aux abords de la ville de Fehrbellin, dans l’actuel Brandebourg, en Allemagne.


Bien que relativement modeste par son ampleur, cette bataille revêtit une portée symbolique et stratégique considérable. Elle marqua la première victoire d’envergure du Brandebourg-Prusse sur une grande puissance européenne et contribua, de manière décisive, à dissiper le mythe de l’invincibilité suédoise, solidement établi depuis l’époque de Gustave-Adolphe. La manœuvre audacieuse et fulgurante de Frédéric-Guillaume - faisant parcourir à ses troupes plus de 250 kilomètres en quelques jours seulement - témoigna, pour son temps, d’une agilité opérationnelle tout à fait exceptionnelle.


Le contingent suédois, qui faisait partie d’une force d’occupation durant la guerre suédo-brandebourgeoise - elle-même théâtre secondaire du conflit plus vaste de la guerre de Hollande -, fut surpris sans préparation suffisante et contraint à une retraite humiliante. Cette victoire rehaussa considérablement le prestige de l’électorat de Brandebourg et posa les fondements de l’ascension future de la Prusse comme puissance militaire de premier ordre.



La bataille de Fehrbellin


La bataille de Fehrbellin, livrée le 28 juin 1675 selon le calendrier grégorien, ou le 18 juin 1675 selon le calendrier julien, constitue un épisode majeur de l’histoire militaire du Brandebourg-Prusse. Lors de cet affrontement décisif, les forces brandebourgeoises, conduites par l’habile électeur Frédéric-Guillaume, que la postérité devait célébrer sous le nom de « Grand Électeur », engagèrent puis défirent avec éclat une armée suédoise en campagne aux abords de la ville de Fehrbellin, dans l’actuel Brandebourg, en Allemagne.


Bien que relativement modeste par son ampleur, cette bataille revêtit une portée symbolique et stratégique considérable. Elle marqua la première victoire d’envergure du Brandebourg-Prusse sur une grande puissance européenne et contribua, de manière décisive, à dissiper le mythe de l’invincibilité suédoise, solidement établi depuis l’époque de Gustave-Adolphe. La manœuvre audacieuse et fulgurante de Frédéric-Guillaume - faisant parcourir à ses troupes plus de 250 kilomètres en quelques jours seulement - témoigna, pour son temps, d’une agilité opérationnelle tout à fait exceptionnelle.


Le contingent suédois, qui faisait partie d’une force d’occupation durant la guerre suédo-brandebourgeoise - elle-même théâtre secondaire du conflit plus vaste de la guerre de Hollande -, fut surpris sans préparation suffisante et contraint à une retraite humiliante. Cette victoire rehaussa considérablement le prestige de l’électorat de Brandebourg et posa les fondements de l’ascension future de la Prusse comme puissance militaire de premier ordre.



« Derrière toute grande entreprise se trouve toujours une grande histoire, digne d’être racontée. »
- Comte Charles de Weyler zu Weylerbourg zu Altenburg de Navas y Villanueva